Top chrono, oui, mais à partir de quand ?

 

L’une des règles fondamentales au Slam de poésie, on l’a déjà dit, concerne la durée de la prestation, celle-ci ne devant pas excéder les trois minutes, sous peine de pénalité.

 

On accorde dix secondes de grâce aux slameurs, de sorte qu’aucune sanction n’est appliquée jusqu’à trois minutes dix secondes. Après, un demi-point est soustrait au score du slameur pour chaque dix secondes supplémentaire. Par exemple, un excès à quatre min. dix sec. représente une perte de trois points pour le slameur, ce qui s’avère fatal quant à ses velléités de marquer dans la joute. À cinq minutes, le joueur est carrément disqualifié.

 

Eu égard à l’importance du temps, il est impératif que le même traitement soit appliqué à chaque slameur. Il faut enclencher et stopper le chronomètre aux mêmes moments pour tous les concurrents et avoir été au préalable clair à ce sujet avec eux.

 

À noter que la durée limitée (idéalement) à trois minutes, n’est pas innocente. Celle-ci impose un rythme dynamique permettant de contrecarrer certains effets négatifs inhérents à ce type de soirées qui reposent exclusivement sur la parole, la voix et les mots.

 

On ne doit pas évidemment actionner le chrono dès que le slameur monte sur scène, il faut au moins lui accorder le temps de bien s’installer afin de slamer dans les meilleures conditions possibles. C’est-à-dire d’ajuster le micro à sa hauteur – ou à le prendre en main – et se positionner pour assurer un éclairage suffisant sur ses feuilles s’il doit le lire, etc.

 

Une fois installé, un slameur peut éprouver le désir de présenter son texte, le mettre en contexte ou raconter ce qui l’a amené à l’écrire, etc. Une alternative se présente donc à la personne qui tient le chronomètre : 1- ou bien elle le laisse faire son introduction et elle ne compte qu’à partir du début de son slam proprement dit ; 2- ou alors elle le chronomètre dès le premier mot prononcé.

La première option peut sembler cool, comme on dit, mais elle n’est ni juste, ni justifiée pour autant. Voyons, voir…

 

La première option n’est pas juste car elle induit un flou élastique, laissant place à l’arbitraire et au favoritisme quant à la notion de durée limite. Le résultat final, c’est que tous auront bientôt envie de profiter de ce bonus de temps. Et elle est injustifiée puisque les règles du Slam limitent à trois minutes justement pour assurer le dynamisme que je mentionnais plus haut. Ensuite, les mises en contexte de ce genre contribuent à ces longueurs souvent reprochées aux soirées de poésie, ce que tend précisément à éliminer le Slam de poésie.

 

Ainsi, pour ses Slams de poésie, à Québec, SLAM cap préconise la seconde option : le temps du slameur est compté dès qu’il prononce son premier mot, fut-il « bonsoir ».

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